Catégorie:Thèmes transversaux

Un article de Ngoma.

 

  1. Environnement
  2. Genre
  3. VIH/SIDA
  4. Economie Sociale
  5. Les droits de l'enfant

Sommaire

Comment vivons-nous aujourd’hui en RDC ?

Introduction

La République Démocratique du Congo est un vaste pays avec un immense potentiel agricole qui permettrait de nourrir toute la population du pays, voire tout le continent africain. Les terres sont cultivables dans tout le pays et les conditions climatiques variées permettent une grande diversité de cultures. Pourtant, les populations rurales sont pauvres ; les paysans ne parviennent pas à évacuer leurs productions vers les centres urbains principalement à cause de l’état des routes et des voies de communication. En conséquence, ils n’ont pas de revenus suffisants pour manger à leur faim et de façon équilibrée, ni assez d’argent pour envoyer les enfants à l’école et assurer des soins de santé basiques. En ville, une majorité de citadins n’ont pas accès à l’emploi, la vie est chère et difficile car la nourriture est largement importée de pays étrangers, par exemple la farine pour faire le pain, le poisson ‘mpiodi’ ou ‘thomson’, et même le riz ou le lait en poudre. Pour tenter de résoudre ce problème majeur, le Gouvernement et les bailleurs de fonds (Coopérations internationales) ont lancé un vaste programme, «les Objectifs du Millénaire pour le Développement, qui concerne tous les pays en voie de développement, pour réduire la pauvreté et la faim, assurer l’éducation aux élèves, améliorer la santé des enfants, de leurs mères et lutter contre les grandes maladies.

Les Objectifs du Millénaire

«Adoptés il y a cinq ans par tous les gouvernements du monde, les objectifs du millénaire pour le développement constituent un projet qui nous permettra de construire un monde meilleur, pour tous, au 21è siècle.» Kofi Annan Les objectifs du millénaire pour le développement Les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) sont les cibles que la communauté internationale s’est donnée en vue de réduire de moitié la pauvreté dans le monde et d’améliorer la situation des plus démunis d’ici 2015.

  • 1. Réduire l’extrême pauvreté et la faim.
  • 2. Assurer l’éducation primaire pour tous.
  • 3. Promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomie des

femmes.

  • 4. Réduire la mortalité infantile.
  • 5. Améliorer la santé maternelle.
  • 6. Combattre le HIV/Sida, le paludisme et d’autres maladies
  • 7. Assurer un environnement durable.
  • 8. Mettre en place un partenariat mondial pour le développement.

RÉDUIRE L’EXTRÊME PAUVRETÉ ET LA FAIM

L’extrême pauvreté, c’est le quotidien de 1 milliard d’êtres humains qui vivent avec moins de 1 dollar par jour. Plus de 800 millions de personnes n’ont pas assez à manger pour satisfaire leurs besoins journaliers d’énergie. Ce déficit menace la survie des enfants et retarde leur développement physique et mental. Plus du quart des enfants de moins de 5 ans des pays en développement, dont la RDC, sont mal nourris. Dans plus de 30 pays, la faim a été réduite d’au moins 25 % en 10 ans. Quatorze de ces pays se trouvent en Afrique subsaharienne, région la plus durement touchée par la faim et la malnutrition. Chez nous en RDC, la proportion des gens qui ont faim n’a cessé d’augmenter ces 15 dernières années.

ASSURER UNE ÉDUCATION PRIMAIRE POUR TOUS

C’est l’éducation qui permet de choisir la vie que l’on mènera et de s’exprimer avec confiance dans ses relations personnelles, son milieu et son travail. Les 115 millions d’enfants en âge de scolarité primaire qui ne sont pas scolarisés se voient refuser l’exercice d’un droit fondamental. Il s’agit surtout d’enfants de familles pauvres, dont la mère, le plus souvent, n’a pas fréquenté l’école non plus. Ce gaspillage de potentiel ne touche pas seulement les enfants. L’éducation des filles comporte des avantages sociaux et économiques pour l’ensemble de la société. Une femme éduquée a de meilleures perspectives économiques et participe davantage à la vie publique. Si elle est mère, elle veille à ce que la famille mange de manière équilibrée et tend à avoir des enfants moins nombreux mais en meilleure santé, qui ont plus de chance d’aller à l’école.

PROMOUVOIR L’ÉGALITÉ DES SEXES ET L’AUTONOMIE DES FEMMES

L’égalité des sexes, qui est inscrite dans les droits de l’homme, est au coeur de la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement. Sans elle, on ne pourra vaincre ni la faim, ni la pauvreté, ni la maladie. L’égalité doit être réelle à tous les niveaux de l’enseignement et sur tous les lieux de travail; la maîtrise des ressources et la représentation dans la vie publique et politique doivent être également partagées. Parvenir à la parité homme-femme dans l’enseignement – à l’école primaire et au-delà – est une condition préalable à la pleine participation des femmes à la vie sociale et à l’économie mondiale.

RÉDUIRE LA MORTALITÉ INFANTILE

Près de 11 millions d’enfants meurent chaque année (c’està- dire 30 000 par jour) avant d’atteindre l’âge de 5 ans. Ils vivent pour la plupart dans des pays en développement et meurent d’une maladie ou d’un ensemble de maladies qui auraient pu être prévenues ou guéries à peu de frais avec les moyens dont la médecine actuelle dispose. Parfois, ces décès sont dûs simplement au manque d’antibiotiques pour soigner une pneumonie, ou de sels de réhydratation pour mettre fin à une diarrhée. La première cause de mortalité est liée au fait que les enfants mangent mal. La mortalité des enfants est étroitement liée à la pauvreté. La solution du problème passe par l’amélioration des services de santé publique, notamment les équipements pour l’approvisionnement en eau. L’enseignement, notamment quand il touche les filles et les mères, est aussi un moyen de sauver des vies d’enfant.

AMÉLIORER LA SANTÉ MATERNELLE

Une naissance devrait être un motif de réjouissance mais plus d’un demimillion de femmes meurent tous les ans pendant la grossesse ou l’accouchement. Elles sont 20 fois plus nombreuses à être atteintes de lésions ou d’invalidités graves qui, si elles ne sont pas soignées, peuvent être sources de douleurs et d’humiliations pour le restant de leurs jours. La mort d’une mère est tragique pour les enfants qu’elle laisse exposés à la pauvreté et à l’exploitation. Faire baisser les taux de mortalité dans les pays où il sont le plus élevé exige des ressources supplémentaires pour que la majorité des accouchements se fasse en présence de médecins, d’infirmières ou de sagesfemmes capables de prévenir et de déceler les complications obstétriques et d’y faire face le moment venu.

COMBATTRE LE HIV/SIDA, LE PALUDISME ET AUTRES MALADIES

Depuis le premier cas de Sida, il y a 25 ans, le virus est devenu la cause principale des décès d’adultes actifs en Afrique subsaharienne, et la quatrième cause de décès dans le monde. Plus de 20 millions de personnes sont mortes depuis le début de l’épidémie et on estime à 39 millions le nombre de personnes vivants avec le VIH à la fin de 2004. Outre les souffrances impossibles à chiffrer qu’elle a provoqué, l’épidémie a ramené le sous-développement dans les pays les plus touchés, comme le Zimbabwe par exemple. Le paludisme tue 1 million de personnes par an, des enfants pour la plupart, et l’on estime qu’il a amputé de 1,3 % le taux annuel de croissance économique des pays africains. La tuberculose apparaît de nouveau, avec des souches de bactéries pharmacorésistantes.Le virus du Sida rend les malades plus vulnérables. Évidemment,ces trois maladies se concentrent dans les pays les plus pauvres. Or, on peut les maîtriser, en grande partie grâce à la prévention et à l’instruction dans les écoles.

ASSURER UN ENVIRONNEMENT DURABLE

Assurer un environnement durable signifie exploiter intelligemment les richesses naturelles et protéger les écosystèmes complexes dont dépend la survie de l’humanité. Cet objectif ne peut être atteint aujourd’hui : les terres se dégradent à un rythme alarmant; les espèces animales et végétales disparaissent en nombre record; les climats changent, entraînant des risques d’aggravation des sécheresses et des inondations; les poissons et la ressource marine sont surexploités. Les populations rurales pauvres sont les plus directement touchées par ces phénomènes parce que leur vie quotidienne et leurs moyens de subsistance dépendent souvent des ressources que fournit leur milieu. Si l’exode vers les villes a réduit la pression qui s’exerçait sur les terres arables, il a grossi la population urbaine qui vit dans des cités insalubres et surpeuplées. Dans les villes et en dehors, des milliards de gens n’ont ni source sûre d’eau potable ni sanitaires. L’élimination de ces obstacles et la solution des autres problèmes écologiques supposent que l’on s’intéresse davantage au sort des populations pauvres et que l’on renforce la coopération mondiale. Les initiatives prises ces dernières années pour empêcher la couche d’ozone de continuer à s’appauvrir montrent que les progrès sont possibles si la volonté politique existe.

METTRE EN PLACE UN PARTENARIAT MONDIAL POUR LE DÉVELOPPEMENT

L’idée que la lutte contre la pauvreté est collective et que tous les pays ont intérêt à y participer est au coeur des Objectifs du Millénaire pour le Développement. Ce sont les pays en développement qui portent la responsabilité de la réalisation des Objectifs, mais le soutien international est vital. Dans une économie mondialisée, il faut également ouvrir les perspectives qui, en matière d’échanges, de stabilité financière internationale et de transfert de technologies, permettront aux pays en développement de saisir les occasions de s’engager dans un développement soutenu et de l’accélérer. Pour que ce partenariat aie un sens, il faut absolument qu’il réponde aux besoins des pays en développement en matière de technologie, de moyens médicaux et d’emplois, notamment pour donner un avenir aux jeunes de plus en plus nombreux.

www.un.org/french/milleniumgoals

ET LA RDC?

La situation des OMD en RDC est difficile. Actuellement en RDC, 80% des ménages vivent encore avec moins d’un dollar par jour et par personne. Sur le plan de l’éducation, il reste beaucoup à faire: - 31% d’enfants de 6 à 14 ans n’ont jamais fréquenté l’école. - le taux de femmes occupant des postes à responsabilités ne dépasse guère 2 à 3%. Peu de familles ont accès aux services de santé : un enfant sur cinq meurt avant l’âge de 5 ans et le taux de mortalité maternelle est l’un des plus élevé au monde. Le VIH/sida frappe 5% de la population âgée de 15 à 49 ans. Dans certaines régions du pays, ce taux atteint 8%. L’environnement subit les conséquences d’une pression démographique galopante et l’urbanisation rapide et anarchique provoque la déforestation et l’érosion des sols. L’insalubrité reste un problème majeur : seulement 8% de la population a accès aux services d’assainissement. http://www.unv.org/

  • 1. En 2001, 34% des enfants de moins de 5 ans avaient un poids

insuffisant. Les OMD veulent réduire ce nombre à 15% pour 2015.

  • 2. En 2001, 73% des congolais n’atteignait pas le niveau calorique

minimal par jour. Les OMD veulent réduire ce nombre à 15% pour 2015.

  • 3. En 2001, 52% des enfants allait à l’école. Les OMD veulent une

scolarisation de 100%, ce qui veut dire que tous les enfants iron à l’école.

LA SOLUTION EXISTE:

Ce sont les revenus agricoles qui permettront d’améliorer durablement les conditions de vie de la population congolaise. Actuellement, les terres arables sont sous-utilisées et le plus souvent avec des semences ou des animaux domestiques qui produisent peu. Les paysans ne sont pas encadrés pour conserver, transformer, commercialiser leur production vers les centres urbains. Il faut organiser des projets qui améliorent la vie des paysans. Cela existe: le projet de MAMPU (voir plus loin dans le thème 7) a amélioré au niveau social, économique, médical et scolaire la vie de 309 fermiers et de leurs familles. Il faut que les bailleurs de fonds nous aident à multiplier les projets qui existent déjà dans notre pays et qui ont fait leur preuve dans la lutte contre la pauvreté. Il faut que l’Etat mobilise les moyens nécessaires pour désenclaver nos campagnes et reconstruire les infrastructures: routes, ponts, ports, écoles, dispensaires...


La Voix du Congo Profond, RDCongo Pays Magnifique (P.10-13)

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