Changement climatique : l’ICCN fait entendre sa voix avant le sommet de Copenhague

Un article de Ngoma.

Par Le Potentiel du 06 dec 09

La participation de la RDC à la conférence internationale sur les changements climatiques à Copenhague, du 7 au 18 décembre 2009, ne cesse de susciter l’intérêt de plusieurs institutions congolaises. Le dernier en date est celui de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN). Pas plus tard qu’hier mercredi 7 octobre, son administrateur délégué général adjoint a émis le vœu de voir la RDC saisir cette opportunité pour demander à la communauté internationale des compensations à ce que les forêts de ce pays, constituées comme le deuxième poumon mondial, sont en train d’offrir à l’humanité tout entière. Face aux enjeux climatiques de l’heure, « la RDC doit tenir, lors des assises de Copenhague, un discours valorisant ses forêts qui sont essentielles pour l’environnement mondial, séquestrent les carbones et ralentissent les changements climatiques dans une proportion d’envergure mondiale », a déclaré India Omari, l’Adga de l’ICCN.

En effet, la RDC, a-t-il poursuivi, est en train d’abattre un grand travail pour conserver ses écosystèmes dont dépendent plusieurs personnes qui mènent une vie misérable.

Raison pour laquelle il revient, selon lui, à la communauté internationale de compenser les besoins de ces populations à qui on interdit de s’impliquer dans la carbonisation ou la déforestation. Dans sa plaidoirie, l’administrateur délégué général adjoint de l’ICCN a souhaité voir la communauté internationale mettre à la disposition de ces derniers des moyens financiers susceptibles de contribuer à leur développement. Quoi de plus normal que «les autorités de l’ICCN et autres institutions exigent à la communauté internationale de compenser ce que les écosystèmes de la RDC offrent à l’humanité toute entière », a souligné India Omari.

Selon lui, la RDC, qui représente la moitié du massif forestier du Bassin du Congo, joue actuellement un grand rôle dans le concert des nations. En retour, « les forêts de la RDC doivent être valorisées par la communauté internationale », a plaidé l’administrateur délégué de l’ICCN. Et ce, avant d’ajouter: « La RDC dispose d’une forêt tropicale humide, et aujourd’hui, en terme du Bassin du Congo, nous avons pratiquement 58 % des forêts que nous conservons. Et même si nous devons parler en termes de ce Bassin, on doit reconnaître que la part de la RDC est grande, il revient donc à la conférence de Copenhague de comprendre l’importance de ce pays face aux changements climatiques ».

Au regard de ce rôle que joue aujourd’hui la RDC dans la conservation de la nature mondiale, India Omari a estimé que les bailleurs de fonds ont tout intérêt à financer ce pays pour lui permettre de réguler ou équilibrer le système écologique dans le monde.

Présidés actuellement par la RDC, les pays membres de la Communauté pour le développement de l’Afrique australe (SADC) se proposent d’apporter une position commune et cohérente lors du sommet de Copenhague, la capitale du Danemark. Pour ce faire, ils misent sur la RDC qui représente la moitié du massif forestier du Bassin du Congo.

Malgré l’appui de la SADC, « la RDC doit savoir capitaliser la problématique des changements climatiques qui se pose actuellement à travers le monde et avoir une position stratégique », a souligné India Omari. Et ce, avant de conclure que la RDC doit, en prévision du sommet international de Copenhague, chercher en prendre contact avec des pays comme le Brésil (pour sa forêt de l’Amazonie, le premier poumon mondial), la Grande-Bretagne et la Norvège en vue d’harmoniser les vues lors de ces travaux.

LUDI CARDOSO

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