Changements climatiques : Services météorologiques africains se préparent

Un article de Ngoma.

L’évolution du climat commence à peser sérieusement sur l’Afrique. Ce continent demeure à ce jour le plus exposé à souffrir des changements climatiques. Pour ce faire, les climatologues du continent africain se sont engagés à travailler avec leurs homologues d’autres parties du monde afin de renforcer leurs services de prévisions météorologiques et climatiques essentiels à l’adaptation aux conditions atmosphériques changeantes de la planète. C’est du moins ce qui ressort de la conférence des ministres de tutelle de la météorologie mondiale organisée dernièrement à Nairobi au Kenya. Il n’est un secret pour personne que l’Afrique émet moins de gaz à effet de serre que toute autre région du monde, mais elle est la plus menacée par le changement climatique. Conséquences : les fléaux de la pauvreté, les maladies et les conflits par ses effets pernicieux tels que la désertification, le déboisement, la montée du niveau des océans, la diminution des ressources en eau, l’intensification des cyclones, l’érosion des zones côtières, la propagation du paludisme et l’insécurité alimentaire. « Une planète qui se réchauffe propagera les maladies, réduira les ressources en eau, épuisera les récoltes et créera les conditions favorables à plus de famine et plus de conflits », a indiqué le président américain Barack Obama cité par un communiqué de l’usaid qui relaie cette information. Aussi a-t- il exhorté les pays développés comme les pays africains à ralentir ces tendances en réduisant les effets du changement climatique et en changeant la façon dont on utilise l’énergie. Pour pallier à cette situation, les pays africains ont convenu d’adopter de nouvelles stratégies à savoir prendre des décisions fondées sur les données et les informations scientifiques bien avisées afin de mettre au point des stratégies d’adaptation et des plans d’action. A en croire la source les informations et les services météorologiques et climatiques, ont-ils indiqué, sont nécessaires aux secteurs sociaux –économiques qui sont particulièrement sensibles au climat tels que la santé, l’agriculture et la sécurité alimentaire, la réduction des risques en situation de catastrophe, la gestion des ressources naturelles notamment en eau, et la production et la distribution de l’électricité. A ces stratégies, il faut noter le fait que les pays africains ont convenu de mettre au point une stratégie visant à accroitre la coopération entre leurs pays afin de renforcer les capacités de leurs services météorologiques. Ils ont aussi prévu d’établir un dispositif qui donnera aux services météorologiques africains accès au « Fonds vert pour le climat » de Copenhague lancé en décembre 2009 lors de la conférence Onusienne sur les changements climatiques qui s’est tenue au Danemark.

D.Esungi

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