Ecole aux champs,pour une démarche de communication

Un article de Ngoma.

Résumé du livre

Hugues Dupriez

1999, 272 p., 200 illustrations en couleurs, ISBN 2-87105-19-8


Au terme de nombreux ateliers, d’échanges d’expériences, et de travaux de recherche paysanne, la certitude existe que le savoir est partagé et que le pouvoir devrait l’être mieux. Il n’y a pas d’un côté, des techniciens et des agents ruraux qui savent, et de l’autre côté, des paysans qui devraient tout apprendre.

De part et d’autre, il y a des femmes et des hommes capables de se rassembler pour les mêmes recherches, la même aspiration à un développement harmonieux, respectueux de l’être humain et du milieu de vie.

Mettant en cause un mode linéaire, sinon autoritaire, de la transmission des savoirs, “École aux champs” se veut “multiétagé”. Il propose plusieurs niveaux de lecture et de réflexion: récits d’expériences vécues, descriptions d’ateliers où paysans et cadres ruraux échangent leurs perceptions et leurs connaissances, réflexions d’ordre méthodologique sur le sens de la formation.

“École aux champs” n’est pas seulement un livre scientifique, un discours sur la méthode, une critique souvent décapante des modes de vulgarisation et d’animation traditionnels en Afrique, ou encore une mise en cause des économies productivistes qui appauvrissent les peuples par la domination qu’elles leur imposent.

L’ouvrage porte aussi un regard sur les réalités humaines et culturelles. Il tente de montrer comment des groupes paysans et leurs organisations luttent pour se réapproprier leur milieu de vie et l’exploiter à leur profit.

Démystifiant une certaine forme d’expertise, et l’arrogance de savoirs importés, l’ouvrage propose et illustre un ensemble de principes, communément appelés “démarche Diobass”. Elle est fondée sur la mise en commun des connaissances et des expériences, le nivellement des hiérarchies, les expériences pratiques de groupes de recherche-action et la réappropriation des langages. La mobilité, la concrétude des maquettes, la socialisation des échanges dans les villages, sont, parmi d’autres, autant d’aspects méthodologiques essentiels.

Mettre le geste au service du savoir, inscrire la science dans le terreau du quotidien communautaire: “École aux champs” est un outil qui aide à comprendre le monde paysan, les contraintes qui pèsent sur lui, à mesurer enfin la somme de connaissances qui s’est accumulée durant des générations. Trop souvent méconnues, ce sont pourtant ces connaissances qui ont nourri, et qui nourrissent encore, les peuples d’Afrique.

http://www.terresetvie.com/page1/page10/page10.html

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