LES CARG FACE A DE NOMBREUSES RESPONSABILITES 09/09

Un article de Ngoma.

36 tracteurs et leurs outils ont été remis à la Province du Kasaï Oriental par le gouvernement national pour augmenter la production agricole dans la province. Les CARG ne sont pas restés indifférents à cette nouvelle, et le Conseil Agricole Provincial a déjà proposé une répartition de ce matériel dans les différents districts. La gestion de ces tracteurs leur a d’ailleurs été confiée par le Ministre de l’Agriculture, Norbert Basengezi.

Le Directeur d’études et de planification du Ministère de l’Agriculture et, par ailleurs, membre du Conseil Consultatif National, Kembola Thomas, en séjour de travail dernièrement dans ce coin de la République, affirme que dans cette province, le CARG est un nouvel outil de développement en faveur des acteurs du secteur agricole. Quant aux tracteurs offerts par le Gouvernement central, le Ministre provincial de l’Agriculture s’est inquiété de leur gestion par le CARG. Ce dernier doit-il assurer une gestion quotidienne ou suivre leur utilisation par les agriculteurs de la province ? En réponse à cette question, Kembola Thomas s’est engagé à éditer une note explicative qui sera ensuite validée par le Ministre de l’Agriculture. Avant même la parution de cette note, M. Thomas nous a indiqué que le CARG sera mis à contribution pour évaluer la façon dont les exploitants vont utiliser ce nouvel outil, à travers notamment des rapports d’exploitation. Et il n’est en aucun cas question, selon Kembola Thomas, que le CARG s’ingère dans la gestion quotidienne des tracteurs. Dans le cas contraire, il deviendrait juge et parti.


Hormis la gestion des tracteurs, il est indispensable que les membres du CARG bénéficient d’un renforcement de leurs capacités afin qu’ils puissent jouer correctement leur rôle. N’oublions pas que le rôle le plus important du CARG est d’aider les exploitants à élaborer un plan d’affaires pour d’une part, augmenter la rentabilité des tracteurs, et d’autre part pérenniser l’opération tractrice. En effet, cette opération doit générer des bénéfices qui seront, par la suite, réinvestis dans le matériel agricole et dans le processus d’exploitation. Mais cela n’est possible que s’il existe un plan d’affaires bien élaboré. Par ailleurs, le CARG ne doit pas uniquement aider les acquéreurs des tracteurs, mais aussi les exploitants, puisqu’ila pour mission de mettre à la disposition de ces derniers toute information relative aux marchés. Si un exploitant doit produire, il doit savoir quoi produire et pour quel marché, et pouvoir choisir un marché porteur. Ce n’est que de cette façon que l’on induira une croissance de production.


L’exploitation minière en baisse face à l’agriculture


Avec l’irruption de la crise financière internationale, nous avons constaté un net recul du carré minier au profit du secteur agricole, ainsi que les débuts d’un exode urbain. Certains ont détôlé leur maison  ; d’autres ont vendu leurs ustensiles pour s’installer à la campagne et s’adonner aux activités de production agricole. Devant ce constat, Kembola a attiré l’attention des CARG en les incitant à profiter de cette nouvelle dynamique, c’est-à-dire de savoir comment maintenir cette population en milieu rural et les y sédentariser. Actuellement, nous assistons donc à un réveil du secteur agricole par rapport à celui du minier. Il convient donc de créer des situations incitatives pour permettre à ceux qui sont retournés en campagne de s’y sédentariser.


« Mais tout dépend de l’implication de l’autorité politique », pense le Directeur Kembola Thomas. « Les incitations doivent en effet venir de l’autorité politique. C’est ce que l’on appelle l’expression de la volonté politique de l’administrateur », ajoute-t-il.

Jusqu’à présent, les CARG ont été installés dans deux villes , à savoir Mbuji Mayi et Mweneditu, et dans quatre territoires (Ngandajika, Kamiji, Miabi, et Kabeya Kamwanga) de la Province du Kasaï Oriental.


Bientôt une foire agricole à Mbuji Mayi

La prochaine foire agricole de la RDC se tiendra à Mbuji Mayi, a annoncé le Ministre de l’Agriculture, Norbert Basengezi, après son séjour dans la capitale diamantifère. Il est déterminé à transformer les carrés miniers en carrés agricoles. De Mbuji Mayi à Mwene-Ditu en passant par Tshilenge, Ngandajika et Luila, Norbert Basengezi a porté un message de paix, et a travaillé pour éveiller la conscience des populations en faveur du travail de la terre. Pour encourager le travail abattu par le gouverneur et les autorités de la province, le Ministre a remis au territoire de Ngandajika, le poumon de l’agriculture de Kasaï Oriental, 1 moulin et 1.000 houes. Le territoire de Luila a, quant à lui, bénéficié de 12 vaches en vue de la création d’une ferme pilote. Mwene-Ditu a reçu trois moulins, un presse-jus ainsi qu’une moto pour le service de l’inspectorat urbain de l’agriculture. Lors de sa visite à l’INERA-Ngandajika, il a acheté 4.000 rejets de bananes et 10.000 mètres linéaires de boutures de manioc pour enrichir les plantations de Kinshasa. Le gouverneur de la province, Ngoy Kasanji, a mobilisé les Kasaïens, et plus particulièrement les agriculteurs, éleveurs et pêcheurs, autour de la campagne agricole saison A.

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