La sécurité alimentaire en Rdc

Un article de Ngoma.

Il est de notoriété publique que la République démocratique du Congo as non seulement des potentialités géologiques mais aussi des potentialités agricoles énormes. Autant le Congo est un scandale géologique, autant il est un scandale agricole. Cependant, aussi paradoxal que cela puisse être, les Congolais ne mangent pas à leur faim. Plusieurs facteurs sont liés à cette situation. Des facteurs d’ordre structurel et ceux d’ordre conjoncturel. Le pays est indépendant depuis près d’un demi-siècle. Mais, la production agricole a baissé de façon dramatique, inquiétante. En 1960 par exemple, le Congo démocratique qui était exportateur des produits comme l’huile de palme, le riz, l’arachide ou le café en est aujourd’hui l’importateur quarante-neuf ans plus tard. L’importation de ces produits alimentaires était devenue nécessaire voire indispensable pour couvrir les besoins de consommation domestique. Beaucoup de faits politiques depuis des décennies ont fait que la production agricole ait drastiquement chuté. Il y a eu des guerres civiles, des rébellions qui ont empêché les agriculteurs de faire leur travail comme il se doit. Ces faits ont intensifié l’exode rural dépeuplant les campagnes.

Le peu de paysans qui sont restés exploiter la terre le font malheureusement dans des conditions très difficiles. Ils manquent du matériel, des engrais susceptibles d’augmenter leur rendement. C’est pourquoi l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture, le Fao en sigle, est toujours aux côtés du gouvernement de la République pour l’épauler dans les projets de développement agricole. Il y a quelques mois par exemple, la Fao venait de mettre à la disposition du gouvernement congolais une bagatelle somme de 500.000 dollars pour un projet tendant à lutter contre la flambée des prix dans la ville de Kinshasa. Avec ce montant, la Fao a acheté des semences améliorées de riz qu’il a remises gracieusement aux paysans riziculteurs dans les différents sites de production de Kinshasa. Le rendement observé jusqu’ici est très encourageant. Ils produisent du riz à des quantités importantes dont la qualité n’a rien à envier au riz importé. Ils inondent ce riz sur le marché kinois à la grande satisfaction de la population.

La base du développement de ce pays est l’agriculture. Le gouvernement a le devoir impérieux de favoriser au maximum ce secteur d’activités. La part réservée à l’agriculture au budget de l’Etat est encore insignifiante. En dépit du fait que les Accords de Maputo signés en 2003 par les pays de l’Union africaine recommandaient que 10 % du budget au moins soient consacrés à l’agriculture. C’est un fait très encourageant que le président de la République ait, sur fonds propre provenant de la dotation présidentielle, acheté pour le compte du programme de la mécanisation agricole à grande échelle 700 tracteurs, 700 charrues pour le labour, 700 herses, 140 remorques, 140 semoirs mécaniques et 70 épandeurs d’engrais. Ce lot important de tracteurs est une première en République démocratique du Congo. Ayant coûté 34 millions de dollars américains, il est en train d’être dispatché sur l’ensemble du territoire national. Le peuple congolais a droit d’être sécurisé alimentairement. Car, s’il ne l’est pas, tous les secteurs de la vie nationale en ressentiront le coup. Le développement du pays est à ce prix.

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