Le label ne fait pas tout:Oignons
Un article de Ngoma.
La certification de l’oignon du Niger est en bonnevoie. C’est une étape stratégique pour ce pays qui tire de l’oignon une large part de ses recettes d’exportation. Quelque 20 000 petits producteurs produisent 400 000 t de bulbes en moyenne chaque année. Malgré la notoriété du «Violet de Galmi» (du nom d’une localitédu centre-est du pays), exporté dans toute l’Afrique de l’Ouest et du Centre et jusqu’en Europe et aux États-Unis, la filière est en butte à de graves difficultés.
Sur les marchés de la région, elle subit la concurrence des pays européens (Pays-Bas, Italie et France, notamment)
Un champ d’oignons au Niger
avec lesquels il lui est difficile de rivaliser en compétitivité et qualité. La création d’un label, assorti de normes de qualité à tous les stades de la filière, assurera une meilleure protection de l’oignon nigérien, mais ne résoudra pas tous les problèmes qui freinent les exportations. L’oignon est un légume très périssable car très sensible à la chaleur et à l’humidité. Il demande beaucoup de soins de la récolte au transport, en passant par l’ensachage et l’entreposage.
L’état des routes et le «harcèlement» administratif, qui ralentissent les camions, nuisent à la qualité de la marchandise et alourdissent les charges. Sur les étals, les bulbes ont du mal à rivaliser avec ceux importés d’Europe, soigneusement étiquetés, calibrés et moins chers.
Pour pouvoir pleinement bénéficier des effets de la certification, la filière est appelée à se mobiliser
CTA, partageons les connaissances au profit des communautés rurales, 2007

