Le manioc sans peine
Un article de Ngoma.
Challenge Futura, une société congolaise spécialisée dans la fabrication de matériels agricoles, a récemment présenté la “Boulangerie du manioc”, qui permet de préparer mécaniquement la chikouangue, le pain de manioc, aliment de base des Congolais. C'est une chaîne d'appareils qui comprend un éplucheur, un défibreur, un pétrisseur et un malaxeur. En bout de chaîne, la pâte de manioc est coupée en pain et emballée à la main dans des feuilles sauvages. Cette dernière opération est la seule à ne pas être mécanisée. Un nombre croissant de consommateurs apprécie le goût du produit ainsi obtenu et surtout le procédé qu'ils trouvent plus hygiénique.
Le coût de cet équipement varie entre 1 et 6 millions FCFA (de 1 500 à 9 000 €) selon le nombre de pièces achetées.
En Côte d'Ivoire, c'est la fabrication de l'attiéké, la semoule de manioc, un des mets les plus consommés dans le pays, qui a inspiré le Professeur Offo Ohomon René, secrétaire général adjoint de l’Association des inventeurs. Il a récemment mis au point un ensemble de machines qui permet d'éplucher, de râper, de presser, de casser, de tamiser et même de “semouler” mécaniquement le manioc. Il sera commercialisé dans quelques mois pour un prix inférieur à 1500 €. Un autre appareil fait cuire 40 à 50 kg de farine pour obtenir de l’attiéké en 15 minutes.
La dernière de ses inventions consiste en une machine qui trie les fibres dans les semoules séchées et rend les grains plus nets et plus propres. Une fois encore, sans aucune intervention humaine.
http://www.cta.int, Spore N°138 Décembre 2008


