PROJET DE REHABILITATION DES ROUTES PAR LE CARG D’IDIOFA 09/09
Un article de Ngoma.
Idiofa, un territoire favorable pour l’agriculture
Comme dans toute zone tropicale, la différenciation saisonnière du territoire d'Idiofa dépend de la quantité et des précipitations atmosphériques. C'est pourquoi le territoire bénéficie de deux saisons: la saison pluvieuse couvrant 9 mois de pluies abondantes, et la saison sèche n'ayant que 3 mois de sécheresse. De fait, ce climat est favorable à l'agriculture qui reste la principale source de revenus de la population du territoire, qui a un sol argilo-sablonneux et sablo argileux, et qui comptent des savanes boisées, des galeries forestières et des lambeaux de forêt qui sont capables de recevoir toutes sortes de cultures vivrières et pérennes.
Dans ses galeries forestières, le caféier et les palmiers à huile donnent également de très bon rendement, malgré le dysfonctionnement ou l’état de délabrementdes usines de transformation en huiles comestibles. Une situation qui mériterait une attention particulière des gouvernements, tant provincial que national. En dehors des terres arables, le territoire dispose également d’un sol propice à la fabrication de briques et de tulles favorisant, par conséquent, l'habitat rural.
Le projet de reconstruction routière du CARG
Concernant l’infrastructure routière, le CARG d’Idiofa a établi un projet de reconstruction des routes. Ce dernier a pour but de rendre praticable les routes de desserte agricole du territoire, et de le désenclaver pour la circulation des biens et des personnes. Il comporte comme objectifs spécifiques :
- la réhabilitation de 1531 km des routes de desserte agricole durant une période de 2 ans ; - la construction de 148 ml de ponts sur les différents tronçons réhabilités.
Les bénéficiaires directs et indirects sont :
les 1.475.711 habitants du territoire d'Idiofa (directs), - et les 1.489 commerçants faisant la campagne agricole à Idiofa (indirects).
Notons que le territoire d’Idiofa possède un réseau routier long de 3.650 km, et n'a bénéficié jusque là que de la réhabilitation et de l'entretien de 543 km par le projet P.A.R. de la Commission Européenne et de la Coopération Technique Belge (de 1997 à 2004). De nombreux ponts et routes sont, depuis lors,devenus impraticables suite à une diminution des ONGD qui s’occupent de l’entretien.

