Pour une organisation de la filière de banane en RDC

Un article de Ngoma.


Le comité de pilotage et de stratégie pour l’organisation du secteur banane en RDC nous transmet le compte rendu synthétique de sa première réunion du mercredi 13 Juin 2007

Etaient présents : Germaine Hermine (INERA), Alain Huart (BTC/Minagri.), Pierre Rosseau (SECID), Bernard Musangu (SECID), Stefan Hauser (IITA), Danny Coyn (IITA), Thomas Dubois (IITA), Charles Staver (Bioversity International), Nicolas Roux (Bioversity International), Patrick Mobambo (U. Kinshasa et Bioversity International), Benoît Dhed’a Djialo (U. Kisangani et Faculté d’Agronomie de Yangambi).

I. Organisation du groupe de contact Banane- RDC

  • Volonté de créer un groupe de contact
  • Création d’un mailing liste
  • Mise à jour des contacts dans BRIS (Consulter URL : http://bris.inibap.org/)
  • Réunion à Kinshasa tous les 2-3 mois.
  • S’assurer qu’il y ait des contacts au niveau de chaque Province (comités provinciaux horticoles (Ministère de l’Agriculture)
  • Créer un « portail banane » au Ministère de l’Agriculture

II. Comment et pourquoi développer une étude diagnostique ?

  • Utiliser l’exemple au Nord Kivu (Beni) où la filière banane est beaucoup mieux organisée que dans le reste du pays. Il existe aussi les syndicats SIDIP très efficaces.
  • Il n’y a pas de réseaux dans les autres régions productrices de bananes en RDC.
  • Dans le bas Congo un réseau existe (CFC) mais a besoin d’être amélioré
  • Trop peu d’information et d’infrastructure pour faire une approche filière pour le moment.
  • Une approche diagnostique s’impose car beaucoup de bailleurs de fonds le demandent.
  • L’idée est de mettre en avant les problèmes de maladies (BBTV, BXW) mais prendre cette opportunité pour faire une enquête sur tous les problèmes liés qui pourraient avoir une influence sur les maladies.
  • Il faut un point de départ.
  • Il faut établir des critères de sélection dans le choix des partenaires sur le terrain. (tenir compte du projet SECID/FAO, sur la mise en place et la distribution du matériel végétal manioc du projet manioc qui a rencontré des difficultés)
  • Il est important d’avoir un parfait diagnostic avant de commencer un projet à grande échelle.
  • Il faut identifier les priorités pour les régions productrices (approche régionale, par province)
  • Il faut augmenter la qualité des statistiques (qui sont uniquement dépendantes des extrapolations de la FAO).
  • Pour le BBTV, combiner l’étendue des dégâts du BBTV avec étude de marché (en utilisant l’outil GIS par exemple).
  • Plus grande infection dans les zones de culture intensive.

II Méthodologie proposée

  • La filière banane devrait s’organiser autour de 3 modules :

A. Production B. Infrastructure C. Marché

  • Et en 3 phases:

1. Enquête 2. Compilation 3. Analyse

  • Au début le but est de recueillir les informations locales (les plus récentes, c. à d. depuis 2000)
  • Ensuite c’est d’obtenir l’information globale, scientifique
  • Pour cela il faudrait organiser 2-3 réunions pour obtenir une base d’information et écrire une proposition. Ex : proposition BBTV, incluant enquête au sujet de l’impact sur les revenus des ménages pour justifier la mise en place d’un projet.
  • Puis formulation des différents questionnaires - distribuer et vérifier sur le terrain pour être sûr d’avoir la même perception.
  • Poser le minimum de questions et avoir le maximum d’informations – une phase de test du questionnaire sera nécessaire afin de le valider avec une équipe multidisciplinaire
  • L’enquête serait organisée de façon suivante :
  1. Etape 1 : Ex : commencer par l’analyse socio-économique (base de données organisée par régions productrices et comparaisons au sein de chaque région et entre les régions). Marché pour autoconsommation et comme source de revenu
  2. Etape 2 : Suivre par analyses sur les contraintes de production (systèmes de culture, maladies, ravageurs, sols). Utiliser ce qui existe déjà (e.g. CIALCA, IITA, INERA…). IITA a effectué ce type d’enquête au Ghana, Nigeria et Cameroun
  3. Etape 3 : Pour toute la RDC : Combiner Informations abiotiques, biotiques et économiques pour voir où les conditions sont similaires (+/- 15%) en RDC ou même dans d’autres pays de la zone (utilisation du système GIS).
  • La 2ème phase de la mise en place pourrait être, par exemple, un projet pour la lutte contre le BBTV
  • Laisser les partenaires de chaque module s’organiser et faire des propositions
  • Puis harmoniser les modules à travers un comité.
  • Avoir toute l’information sur un site et être visible (Ministère de l’Agriculture et Ministère de la Recherche).
  • But : Collecter le maximum d’information
  • Documents fournis au bout de 2 mois
  1. Situation en RDC (distribution) : rôle de l’INERA
  2. Situation sur l’expertise mondial sur le sujet (Ex. : BBTV : Australie, Faculté Universitaire des Sciences Agronomiques de Gembloux, Belgique..etc.)
  3. Ecrire la proposition (2-3 personnes)
  4. Cibler les possibles bailleurs de fonds
  • Il a été suggère que les responsables de chaque module seraient :
  1. Module « Production » : INERA
  2. Module « Marche » : Ministère de l’Agriculture
  3. Module « Transport » : Ministère du Développement Rural et FEC (pour le bas Congo et nord Kivu)

IV. Préparation des recommandations à transmettre au pouvoir politique

  • Confirmer qu’il existe des menaces sur les 3 modules: Production, Marché et Transport
  • Il faut avoir une meilleure idée de ce qui se passe en RDC et donc cela justifie de faire une étude diagnostique
  • Montrer au pouvoir politique une version réduite
  • Présenter les recommandations en ordre prioritaire mais expliquer qu’après l’étude diagnostique cela peut changer suivant les régions concernées
  • Alain Huart envoie le premier jet à Nicolas Roux qui prend les avis et redistribue après corrections
  • La version officielle sera remise au Ministre de la Recherche par M. Kashala Kapalwola et au Ministre de l’Agriculture par M. Alain Huart.

Clôture:

Afin d’être sur qu’il y ai une bonne communication entre les modules, il a été suggéré que Mr. Wilfried Godderis (CTB/Ministère de l’Agriculture) pourrait assurer la coordination du groupe. Mr. Wilfried Godderis sera en charge d’un projet filières semencières (Homologue, Mr. Kapata) et donc travaillera en plus en étroite collaboration avec l’INERA.

La Voix du Congo Profond n°2 septembre 2007 p. 15

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