Une biodiversité riche et variée en RDC
Un article de Ngoma.
La biodiversité de la RDC est riche et variée en faune, en flore et en espèces aquatiques, ont démontré les chercheurs du comité scientifique pour la biodiversité de l’UNIKIN dans les huit exposés à la 21ème conférence sur la méga biodiversité en RDC. Le Pr. Mboma qui a développé le sous-thème : « Etude comparative des mécanismes de la coexistence interactive et l’adaptation des espèces dans les communautés des poissons », a relevé que la RDC compte 3.190 espèces de poissons vivant chacune dans son environnement ; car, selon le principe d’exclusion, les plus forts ont tendance à effacer les autres. Au Lac Tanganyika, 250 espèces de poissons ont été identifiées par les chercheurs tandis que le pool Malebo, très riche, regorge près de 286 espèces. Cette richesse est une mine d’or non exploitée en RDC. Dans le pool Malebo qui comprend les sites Kinsuka-Kingabwa-Kinkole-Maluku…, chacune des espèces se choisit un milieu selon ses conditions, mais Maluku renferme 75% des espèces communes. Le chef des travaux Kisasa a présenté « l’étude des oiseaux, son impact sur le développement du pays » et indiqué que la biodiversité pose un nouveau regard sur le patrimoine naturel constituant une richesse à transmettre aux générations futures. La RDC, pays enclavé, a une avifaune riche et diversifiée comptant 1.000 espèces sur une superficie de 2.350.000 Km2, alors que l’Europe a 700 espèces seulement avec ses 10.000 .000 Km2. Certains oiseaux font l’objet d’un commerce international tels le paon congolais, le perroquet gris etc. 17 espèces sont inventoriées dans la région des Grands Lacs. Certaines sont menacées ou en voie de disparition. L’observation des oiseaux constitue une importante source de revenus. Il faudra alors développer l’éco-tourisme par l’aménagement des infrastructures d’accueil, rechercher des stratégies de marketing etc. Le Pr. Lubumi a dans son exposé intitulé « Les forêts congolaises, changement climatique et bio-énergie », mentionné les différents facteurs de différenciation de cette flore et noté que 377 familles ont été dénombrées dans la flore congolaise. Il a plaidé pour la protection des wenge, kambala et autres bois riches abattus dans les forêts congolaises, avant de révéler que la faune congolaise dispose de 412 espèces des mammifères, 352 espèces de batraciens et plus de 3.000 espèces de poissons. Il a mis en exergue l’apport des forêts secondaires à la réduction du gaz à effet de serre. D’autres sujets tels « Du Mboto du fleuve Congo », « L’importance des mathématiques en biodiversité », « La gestion de la biodiversité aquatique et la pêche dans la zone atlantique de la RDC à Muanda », « Les études de bonobo en RDC et leurs intérêts économiques » ont été suivis avec attention par l’assistance. Tous les intervenants ont mis un accent particulier sur la protection des espèces en RDC, la lutte contre le braconnage et le trafic illicite du patrimoine national. Claude Iluta a confirmé à la clôture, l’organisation en novembre 2010 de la grande conférence à Kinshasa marquant la clôture de l’année de la biodiversité en RDC et à laquelle prendront part les experts provenant des pays membres du bassin du Congo et d’autres spécialistes à travers le monde.
ACP du 31/05/2010

